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Le travail des vignes

Sur une petite propriété familiale, lorsque l’on est exigeant sur la qualité et respectueux des traditions, ainsi que très fier d’être un artisan, le travail dans les vignes est relativement constant, si l’on respecte le terroir et si l’on espère obtenir de beaux raisins. A toute saison et à chaque saison, son travail qu’il faudra alterner avec l’élevage du vin…     

Les vendanges terminées, le travail au chai va demander beaucoup de temps, beaucoup d’attention. D’une part, les vinifications vont demander beaucoup d’exigences et de soins, et d’autre part, il va falloir nettoyer, désinfecter, sécher et ranger tout le matériel qui a servi aux vendanges, comme les ciseaux, récipients, paniers, hottes, tables de tri… Mais il restera du temps pour apporter à la vigne le soin nécessaire pour un bon hivernage.



Repérage des ceps malades (à la couleur du feuillage…) ou morts, pour les supprimer. Ils seront remplacés au printemps. Puis, chaussage de la vigne ou labourage, pour maintenir le greffon à l’abri du froid et du gel.
           
Mi novembre, en principe, les premiers froids et les premières gelées permettent de commencer la taille. Au Haut-Pourret, la taille et la tombée des bois demanderont environ 15 semaines de travail à deux et représenteront environ 180 000 coups de ciseaux…

 Durant cette période hivernale, il faudra également soutirer le vin pour le séparer des lies et préparer les barriques pour entonner ce vin jeune et lui permettre de maturer...

 

 

La tradition sur la propriété veut que la semaine de Noël au jour de l’an soit consacrée à la famille, près de l’âtre.
  Huit jours pour décompresser, et s'occuper uniquement de nous...

 

 

 

 

La taille terminée, il faudra remonter chaque rang pour vérifier piquets, fils de fer… Cela se nomme le « carrassonnage »… Dans le Bordelais, un piquet s’appelle une carrassonne, tout simplement ! Ensuite, il faudra plier et attacher chaque aste (nom du bois qui portera les fruits).

 

 

 

Et nous voilà aux portes du printemps, la sève peut monter et donner vie aux bourgeons. Il est temps de déchausser la vigne tout mettre à plat. Avec les beaux jours, la vigne va alors exploser et le feuillage doubler, tripler… Il faut alors « lever » la vigne ou la palisser pour offrir un maximum d’ensoleillement au feuillage, faire tomber les branches inutiles ou les gourmands, ôter les pampres (rejets qui poussent au pied), sulfater les vignes pour éviter les maladies en tenant compte de la pluviométrie, du sol, du vent, de l’humidité, de la chaleur… Rogner la vigne pour la limiter en hauteur de pousse… Avec les grosses chaleurs, il faudra rechausser légèrement la vigne pour maintenir le greffon au frais et ensevelir les herbes. Bref, tout cela pour arriver à obtenir de belle vigne propre et saine.  

 

Gisèle en plein effeuillage.

 

 

Serge, labours de printemps.        

           

Nous sommes déjà au mois d’août… Une quinzaine de jours de tranquillité, puis il faudra commencer à préparer le chai et les cuves pour les vendanges prochaines. Remettre également les vignes à plats. Entre-temps, on guettera le ciel lorsqu’il se noircira et l’on priera notre bon St Emilion qu’il nous épargne des orages et de la grêle qui anéantirait alors une année de sueur, de peine, de labeur…
       

 Vignes touchées par la grêle, en 1999, à deux jours des vendanges !!!

 

Peut-être alors, peut-être que la nature nous offrira un bel enfant, rond et gras, charnu et riche, qui, avec beaucoup d’amour et d’attentions se transformera en :

      « Nectar des Dieux ».
 

 

 

 

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